L’arrimage du FCFA à l’Euro est un handicap (Etude)

L’ arrimage du Franc CFA à l’Euro est un handicap pour la transformation structurelle de l’économie sénégalaise souligne le dernier rapport sur les Performances Economiques et Enjeux Politiques et Economiques du Centre d’Etudes pour Le Financement du Développement Local  (CEFDEL).


Parmi les freins du développement de l’Afrique, l’arrimage du FCFA à l’Euro est un des plus significatifs a indiqué le CEFDEL.

 » Notre arrimage sur l’Euro est un handicap pour la transformation structurelle de l’économie sénégalaise et le progrès social par l’emploi car il nous confine à la seule politique budgétaire de l’état central et à ses interventions alors que ce dernier pèche à favoriser le développement » a soutenu le centre dirigé par  le Docteur Abdourahmane Sarr.

Par ailleurs,  le CEFDEL précise qu’une monnaie inappropriée, plombe les efforts d’investissements de l’Etat et semble évincer le secteur privé ainsi que l’accès de ce dernier à la liquidité bancaire dans un contexte où l’inclusion financière de la population est déjà très faible.

« L’inclusion financière et l’injection de liquidité bancaire qu’elle permet par le crédit et sa recirculation dans l’économie du fait d’une monnaie appropriée est un complément aux injections de liquidités venant d’exportations et du financement des choix économiques de l’Etat par le déficit budgétaire » explique le texte tout en ajoutant que la faiblesse même du budget face aux défis, n’arrive pas à améliorer le développement humain.

Parmi les solutions préconisées par le CEFDEL, il y’a la nécessaire  réforme pour mobiliser l’épargne nationale et éviter que des facteurs externes comme les fluctuations de l’Euro ne nullifient nos efforts ou que le capital étranger ne saisisse toutes les opportunités au détriment des nationaux.  Le rapport pense que la BCEAO a un rôle central à jouer dans  ce procésus de réforme.

« La Banque Centrale et nos gouvernants peuvent prendre le leadership de la réforme nécessaire ou laisser les citoyens le faire car nous avons défini un cadre mais les autorités s’y sont opposé (www.sofadel.com) sur avis défavorable de la banque centrale. En laissant la population bancarisée ou pas acheter avec des FCFA, une monnaie nationale complémentaire sous forme papier sécurisé et/ou électronique pour leurs échanges intracommunautaires et transferts d’argent gratuits, leurs FCFA mutualisés seraient dans un fonds commun d’investissement et de garantie (FONCIG) qui va les accompagner dans leur développement » a détaillé le rapport.

Toujours en ce qui concerne la réforme monétaire, le centre d’études a souligné que, sans elle, l’émergence tant vantée ne sera pas atteinte.

« Nous ne pourrons pas prétendre à l’émergence sans une réforme monétaire il va falloir s’assurer que le niveau de notre monnaie est internationalement compétitif de sorte que la liquidité qui devrait pouvoir circuler dans l’économie y reste » a ajouté l’étude du CEFDEL.

Créé par le Docteur Abdourahmane Sarr, ancien Economiste Principal et Représentant Résident du Fonds Monétaire International (FMI) au Togo et au Bénin, le Centre d’Etudes pour le Financement du Développement Local ambitionne d’être une autorité dans la recherche de solutions aux problèmes de financement du développement en Afrique.